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Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 07:48
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Eccu: I cosi so chjari: u prughjettu di leggi prumissu da u statu annant'à i lingui rigiunali ùn si farà. Par no, nudda di straurdinariu, ùn si pudia aspittà altru da unu statu chi ha fattu tuttu da poi più di 200 anni pà fà spariscia a noscia lingua, a noscia , cultura, u nosciu populu . Avali chi li pari di essa quasgi ghjuntu à u so scopu , faci neci ugni tantu di vulè fà qualcosa pà prumova a lingua e a cultura pà addurmintaci un pocu di più. Un aspittemu nisciun leggi, %n dumandemu nisciun aiutu : parlemu e tramandemu a noscia ligua e a noscia cultura  tre no: sviluppemu l'iniziativi senza aspittà l'aiuti finanziari o stituziunali .
Un aghimi più u cumplessu di u culunizzatu chi voli "essa capitu da tutti":  Quiddi chi campani qui farani u sforzu di capisciaci s'iddi voli aduttà a noscia manera d'essa: si di no... starani senza capiscia


Langues "régionales": le projet de loi est enterré, selon Besson

Lettu in a stampa u 10/12/2009
 

 

Il n'y aura pas de loi sur les langues "régionales", a annoncé jeudi Éric Besson, ministre de l'Identité nationale, malgré les promesses de Nicolas Sarkozy et de l'ancien ministre de la Culture.

Une douche froide et un coup dur pour les nombreuses associations, élus, agents socio-culturels, et les dizaines de milliers de locuteurs des langues "régionales" (basque, corse, catalan, flamand, etc.) qui ne cessent de se mobiliser et de travailler durement pour la promotion, la diffusion et la transmission de leur patrimoine linguistique, et qui se sont manifestés ces derniers mois, que se soit à Bayonne, à Carcassonne ou ailleurs, pour réclamer ce projet de loi. Leurs pires craintes sont devenues réalité.

L'annonce s'est produite pendant le débat sur l'identité nationale. Répondant à l'Assemblée à une question de Martine Faure, députée PS de la Gironde, Eric Besson a évoqué les dangers d'un cadre légal de reconnaissance des langues "régionales", en estimant que ce cadre se heurterait aux "principes d'indivisibilité de la République et d'égalité devant la loi".

Le président français Nicolas Sarkozy et l'ancienne ministre de la Culture, Christine Albanel, avaient promis un projet de loi concernant les langues "régionales".

En juillet 2008, les langues "régionales" ont fait leur entrée dans la Constitution. La loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 a introduit dans la Constitution française un article 75-1 nouveau aux termes duquel "les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France".

Or, située loin du deuxième article de la constitution selon lequel "la langue de la République est le français", la mention des langues "régionales" figure au sein du titre relatif aux collectivités territoriales, afin de lever tout doute quant à la primauté du français.

Si cette entrée dans la Constitution, ainsi que l'annonce d'un projet de loi concernant les langues "territoriales" avaient été saluées par la plupart des organisations et institutions qui travaillent en faveur des langues "régionales", elles n'ont pas toujours été qualifiées de "suffisantes".

De nombreuses associations n'ont cessé de réclamer ces dernier mois un statut légal pour les langues "régionales", en s'inquiétant des retards que subissait le projet de loi promis par la ministre de la Culture pour 2009.

Au Pays Basque, de nombreux experts, juristes, agents socio-culturels et élus avaient participé fin septembre à un colloque sur le projet de loi sur les langues "régionales" où régnait l'unanimité autour de l'importance et de l'intérêt de ce projet de loi. Or, à la fin du colloque, la déception était grande quand les participants étaient confrontés à la langue de bois et au silence de Xavier North, délégué général à la langue française et aux langues de France auprès du ministère de la Culture, qui ne voulait pas se prononcer sur le projet de loi.

Le silence de Xavier North était suivi à l'époque par des déclarations du ministre de l'Education Luc Chatel à Biarritz (avec sa préférence pour une proposition de loi au lieu d'un projet de loi), et les interrogations du ministre de la Culture Frédéric Mitterand à Saint-Jean-de-Luz sur la "pertinence" d'une loi (considérant que l'inscription dans la constitution était suffisante). Autant de déclarations qui faisaient craindre le pire pour la loi sur les langues.

Après les promesses et le silence, le moment est donc venu d'enterrer le projet et de faire la sourde oreille aux milliers de personnes qui réclament un statut légal pour les langues "régionales". Reste à voir si l'annonce d'Eric Besson se confirme.

Par naziunali - Publié dans : lingua
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